Ça, c’est quoi ?

Dans la foulée de Contre-courant, j’ai voulu réaliser un autre livre jeunesse plus graphique, avec un minimum de textes. Je me suis basé sur le principe du « caché-trouvé » en l’appliquant à des formes géométriques et à des dessins plus ou moins évidents.

Pour la couverture, de vieux imprimés m’ont fourni la matière première nécessaire, après quelques découpages.

Les dessins ont été réalisés aux feutres et aux stylos à encre pigmentée, sur un bloc 12 pages Torchon Fabriano 300g/m², de format 18×24 cm.

L’ensemble a été réalisé au mois d’avril 2024, en un exemplaire unique.

Contre-courant

Livre de 40 pages en couleurs, imprimé en avril 2024 par Espace Repro, à Nantes, en 10 exemplaires.

L’idée derrière Contre-courant remonte à loin, une dizaine d’années environ, mais je n’avais jamais concrétisé ce projet de livre jeunesse. Mi-2023, un événement m’a fait me replonger dans cette esquisse de récit, impliquant une crevette grise à la recherche d’un peu de confiance en soi.

Légèrement remaniés, les textes et les dessins ont été signés entre juillet 2023 et février 2024, avant numérisation, traitement numérique et préparation du fichier d’impression.

Les dessins ont tous été réalisés à l’aquarelle, rehaussée par des crayons de couleur, avec des contours aux feutres à encre pigmentée.

Lost in Translation, étrangers familiers : revue de presse

Merci à celles et ceux qui ont découvert Lost in Translation, étrangers familiers depuis sa parution, début novembre 2023. Voici ci-dessous quelques mentions de l’ouvrage ici et là. En cas d’oubli, n’hésitez pas à me le signaler.

Lost in Translation, étrangers familiers sur Le Bleu du Miroir, par Marie Serale : « Lost in translation, étrangers familiers est un ouvrage riche et concis qui permettra aux passionnés du cinéma de Sofia Coppola de replonger dans l’univers de l’un de ses plus beaux films et aux amateurs de voyage de découvrir un territoire de cinéma à travers un prisme culturel et artistique. »

Lost in translation feat. Antoine Oury sur la chaine Microciné Revue de cinéma et de télévision.

Lost in Translation – Un livre consacré au film de Sofia Coppola sur Japon Cinéma, par Benjamin : « Son livre dévoile toute une variété d’aspects du long-métrage, de sa mise en scène à sa colorimétrie, en passant par son traitement de la relation entre Bob et Charlotte à sa vision de Tokyo, du Japon et du peuple japonais. »

Lost in Translation, étrangers familiers dans la Hotte Rock 2023 de Rolling Stone : « Devenu culte par son esthétique, la présence mythique de deux égarés solitaires au pays du Soleil Levant tels que Bill Murray et Scarlett Johansson, il l’est aussi par sa musique conçue par Brian Reitzell, ici interviewé, et coutumier des bandes originales de dame Sofia. »

Lost in Translation : Étrangers familiers sur L’Écran Miroir, par Nico : « Fine et pertinente, son analyse a l’immense qualité de tout remettre en contexte, en se penchant en particulier sur la place du film dans la filmographie de sa réalisatrice. »

Lost in Translation, étrangers familiers (entretien avec Antoine Oury) : « Des gens ont pu dire « ce film a changé ma vie » » sur Les Chroniques de Cliffhanger, par JM Aubert : « Lost in Translation, étrangers familiers de Antoine Oury est indispensable autant pour les fans de la première heure du chef d’oeuvre de Sofia Coppola, que pour les novices qui ne connaitraient pas. […] Une réussite !! »

Décalage(s) par Dr Orlof sur Le journal cinéma du Dr Orlof : « Certaines intuitions d’Antoine Oury se révèlent très justes, […] Lost in Translation : étrangers familiers est un court essai réussi […]. »

Lost in Translation : Étrangers familiers | Littérature sur Le Petit Septième : « Je vais vous parler d’un livre que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire. Ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre en 3 jours. […] Je le suggère vivement. »

Beau livre cinéma : « Lost in Translation, étrangers familiers » de Antoine Oury (LettMotif) sur La culture dans tous ses états : « L’ouvrage est très bien écrit, passionnant parce que l’on ressent tout l’amour d’Antoine Oury pour le cinéma de Sofia Coppola. La culture cinéphile de l’auteur est impressionnante. »

Lost in Translation : radiographie cinématographique de Sofia Coppola sur Radikult : « En dépit de son format relativement modeste, Lost in Translation : étrangers familiers effeuille ainsi son objet d’étude avec une relative exhaustivité. Il met ingénieusement en perspective le travail de Sofia Coppola et ses intentions de réalisation. »

Lost in Translation, étrangers familiers : bibliographie et sitographie

L’écriture d’un livre a ceci d’agréable qu’elle me fait entrer dans un tunnel qui tend vers une seule et même direction (cela peut être un peu claustrophobique à la longue, bien sûr). Sur le parcours, diverses lectures viennent fournir l’éclairage nécessaire, pour ne pas avancer à tâtons.

Vous trouverez ci-dessous la bibliographie commentée de Lost in Translation, étrangers familiers, ainsi que la sitographie. J’ai complété le tout avec quelques vidéos intéressantes autour du film, dont le making of de Brian Kobo, Susan Hebert, Spike Jonze et Ross Katz, Lost on Location: Behind the Scenes of “Lost in Translation”.

Le livre est disponible en librairie et sur le site des éditions LettMotif.

Bibliographie commentée

Corinne Atlan, Japon, l’empire de l’harmonie, Éditions Nevicata, Bruxelles, 2016 : un petit livre compact et très bien documenté (écrit par une fameuse traductrice du japonais), qui fait un bon guide de voyage atypique.

Roland Barthes, L’empire des signes, Éditions du Seuil, Paris, 2007 : un incontournable pour découvrir, explorer et tenter de comprendre la culture japonaise.

Roland Barthes, Fragments d’un discours amoureux, « Le monde sidéré », Éditions du Seuil, Paris, 2020 : l’indispensable livre de Roland Barthes, avec Mythologies, ne pas m’a pas trop convaincu, malgré quelques formules très marquantes.

Richard Collasse, Dictionnaire amoureux du Japon, Plon, Paris, 2021 : un livre très complet, assez intéressant dans son approche. Mais je dois dire que le ton employé par l’auteur vis-à-vis de certains détails ne m’a pas particulièrement plu.

Sofia Coppola, Archive, Mack Books 2023 : une sortie que j’attendais avec impatience, et qui m’a assez déçu. Malgré son volume, Archive contient assez peu d’informations sur les films de Coppola et leur fabrication. Quant aux photographies, il y a à prendre et à laisser, mais je ne trouve pas l’ensemble à la hauteur du prix (ni du potentiel pour tel bouquin !)

Sofia Coppola, Lost in Translation, Lost in Translation, Inc., 2 septembre 2002 (script) : le scénario du film, avec quelques scènes et éléments qui seront modifiés au tournage. Mais, dans l’ensemble, il reste assez proche du résultat final.

Adrien Gombeaud, Tokyo mis en scènes, Ciné Voyage, Espaces & Signes, 2018 : un bon ouvrage synthétique, qui permet de parcourir Tokyo en compagnie d’une large palette de cinéastes.

Edward T. Hall, La dimension cachée, traduit de l’anglais (États-Unis) par Amélie Petita, Points, Éditions du Seuil, Paris, 2014 : une belle découverte, même si cet ouvrage est assez connu des sociologues et anthropologues. Il est vraiment passionnant, et assez accessible et humble dans son approche.

Claire Marin, Être à sa place, Éditions de l’Observatoire, Paris, 2022 : un texte philosophique accessible et didactique, qui étudie la notion de place en s’appuyant sur les œuvres et thèses de plusieurs auteurs, dont Georges Perec.

Georges Perec, Espèces d’espaces, Éditions du Seuil, Paris, 2022 : mon « premier Perec », que j’ai beaucoup apprécié. Une vivacité dans la réflexion qui se manifeste par ce sentiment de lire un carnet de notes (bien écrit). Très stimulant !

Victor Provis, Shoegaze. My Bloody Valentine, Slowdive, Ride, etc., Le Mot et le Reste, 2018 : comme d’habitude avec Le Mot et le Reste, un ouvrage-somme (même s’il se concentre sur les carrières et évolutions de plusieurs groupes distincts) d’une grande qualité.

« Interactions image-son : autour de la notion de congruence », Rémi Adjiman, in Le son au cinéma, Esther Heboyan, Françoise Heitz, Patrick Louguet et Patrick Vienne (éd.), Artois Presses Université, Arras, 2010 : un article très intéressant pour l’étude des effets et du mixage sonores dans Lost in Translation.

Rainer Maria Rilke, « Munich, Blütenstr. 8./I. 13 mai 1897. », Lettres à Lou Andreas-Salomé, traduit de l’allemand par Dominique Laure Miermont, Éditions Mille et une nuits, 2021 : un fantastique recueil, particulièrement touchant, qui laisse entrevoir l’intensité de la relation entre Rilke et Andreas-Salomé.

Jerome David Salinger, Franny et Zooey, traduit de l’américain par Bernard Willerval, Le Livre de Poche, Paris, 1971 : un de mes livres de chevet, sans doute parce qu’il résiste encore et toujours à une analyse ou à un résumé simpliste. Ne ressemble à aucun autre texte que j’ai lu.

Sitographie

Anne Thompson, « Tokyo Story », Filmmaker, automne 2003

Simon Bland, « “I never expected people to connect with it so much” – Sofia Coppola on Lost in Translation at 15 », Little White Lies, 26 août 2018

A Sampling of Japanese Comment on “Lost in Translation”, traductions de Fumie Nakamura, UCLA – Center for Chinese Studies, juin 2004

« Lost in Translation Reviews », TV Guide

Sven Mikulec, « ‘Lost in Translation’: Sofia Coppola’s Poetic Exhibition of Love, Humor and Understanding », Cinephilia & Beyond

Fred Topel, « Sofia Coppola on Lost in Translation », Screenwriter’s Monthly, 23 septembre 2003

Jessica Hundley, « An invisible role », Los Angeles Times, 11 septembre 2003

Vidéos

Lost on Location: Behind the Scenes of ‘Lost in Translation’
Quelques scènes coupées du film, dont, la plus significative, celle où Charlotte visite une exposition de photographies avant de tomber sur quelques robots…

Lost in Translation : les parcours de Bob et Charlotte

Pour l’écriture de Lost in Translation, étrangers familiers, j’ai retracé pas à pas les chemins empruntés par les protagonistes du film, en solo ou en duo.

Les étapes sont répertoriées dans la carte ci-dessous : la plupart d’entre elles se trouvent à Tokyo, évidemment (il faudra donc zoomer, ou cliquer en bas à gauche sur la mention « Voir en plein écran »). Cela permet de se rendre compte que la superficie parcourue par les personnages dans la capitale est assez restreinte… Et, bien sûr, de préparer son voyage pour marcher dans leurs traces !

Le livre Lost in Translation, étrangers familiers est disponible en librairie et sur le site des éditions LettMotif.

Voir en plein écran

Lost in Translation, étrangers familiers

Lost in Translation fait depuis longtemps partie de la liste de mes films favoris, que je ne me lasserai jamais de revoir. J’ai découvert le film à l’âge de 16 ou 17 ans, en DVD, et son ambiance, ses images, sa musique, son scénario et sa distribution, tout cet ensemble m’a immédiatement marqué. À l’époque, j’étais pourtant plus intéressé par les films d’exploitation américains des années 1980 et 1990, mais cette œuvre de Sofia Coppola me fascinait, tout comme le lien entre Charlotte (Scarlett Johansson) et Bob (Bill Murray). La B.O. me permettait de prolonger le séjour au Japon avec ce duo (y compris la piste cachée en fin d’album, avec l’interprétation de « More than this » par Bill Murray !), et j’ai beaucoup fait tourner ce CD dans mon walkman, avant de lui réserver une place dans mes lecteurs MP3.

Début 2022, j’ouvre fébrilement la réédition attendue de la B.O. de Lost in Translation au format vinyle, pour le coup bien pratique, car l’album reste toujours absent des plateformes de streaming (du moins Deezer, que j’utilise). Je replonge dans cette compilation parfaite de titres shoegaze ou non, qui compte de grands noms comme My Bloody Valentine, The Jesus and Mary Chain, Air ou Sébastien Tellier. Et je revois le film. Encore.

J’ai déjà écrit sur les films et le cinéma, pour le site Critikat et, même si je n’entretiens pas assez cette habitude, je le fais encore de temps à autre. Alors, je me suis lancé dans une transposition écrite de mon amour pour ce long-métrage, afin de tenter de comprendre pourquoi il fonctionne si bien — à mon avis — sur les spectateurs, pourquoi ce récit, pourtant simple et sans trop de rebondissements, peut marquer si profondément. Je me suis intéressé à la réalisation, à la photographie et à l’interprétation, à travers l’analyse de scènes, mais aussi aux conditions de production du film et enfin aux ressentis des spectateurs — notamment le mien — face à l’œuvre.

D’un article, ce travail s’est changé en un court essai, suffisamment long toutefois pour que je finisse par le proposer à des éditeurs, mi-2022. Finalement, Lost in Translation, étrangers familiers s’est concrétisé sous la forme d’un livre, le premier entièrement consacré au film.

Couverture de Lost in Translation, étrangers familiers, d'Antoine Oury, aux éditions LettMotif

J’aborde dans ce texte toute une variété d’aspects du long-métrage, de sa mise en scène à sa colorimétrie, en passant par son traitement de la relation entre Bob et Charlotte à sa vision de Tokyo, du Japon et du peuple japonais. Je n’oublie pas, bien sûr, la musique du film : j’ai d’ailleurs eu la chance de pouvoir m’entretenir avec Brian Reitzell, qui en a supervisé la conception. Cet entretien, reproduit à la fin du livre, a permis de compléter cet examen approfondi de Lost in Translation.

N’hésitez pas à découvrir la compilation Lost in Dream Pop, pensée comme une bande originale alternative au film, mais aussi les quelques illustrations que j’ai réalisées en pensant au périple de Bob et Charlotte (j’ai d’ailleurs retracé les étapes de celui-ci sur une carte interactive). Enfin, la bibliographie, la sitographie ainsi qu’une sélection de vidéos autour du film sont aussi disponibles.

L’ouvrage est disponible en librairie et sur le site des éditions LettMotif.

Une revue de presse autour du titre est accessible à cette adresse.

Aperçu de la mise en page de Lost in Translation, étrangers familiers, d'Antoine Oury, aux éditions LettMotif

Le journalisme d’immersion – Dépasser les apparences

Dans le cadre de mon Master I de Lettres modernes appliquées, en 2011-2012, j’ai consacré mon mémoire de fin d’année au journalisme d’immersion. J’ai étudié trois textes, tous publiés en français : Hell’s Angels de Hunter S. Thompson (paru en 1967, édition française Folio, traduction de Sylvie Durastanti), Tête de Turc de Günter Wallraff (1985, édition français Le Livre de Poche, traduction de Alain Brossat et Klaus Schuffels) et Le quai de Ouistreham de Florence Aubenas (L’Olivier).

Cette pratique journalistique n’a pas disparu, bien au contraire : dernièrement, Jean-Baptiste Malet, l’a mise en oeuvre pour une enquête (En Amazonie, Fayard, 2013), et elle surgit régulièrement, à l’occasion de différents reportages.

Le journalisme d’immersion pose des questions pratiques, éthiques, morales même, et repose sur un pacte assez équivoque avec le lecteur : il est ainsi intéressant de le questionner et d’en observer les limites autant que les possibilités.

`Je vous propose de télécharger ci-dessous le texte intégral de ce master, au format PDF (n’hésitez pas à me joindre à l’adresse antoineoury@gmail.com si vous souhaitez un format EPUB). Merci d’être indulgent·e, je ne l’ai pas revu – à l’exception de la couverture.

Des pinceaux de lumière – Une biographie d’O.G. Rejlander

J’ai travaillé entre 2017 et 2021 sur une biographie du photographe britannique Oscar Gustaf Rejlander (1813-1875). Peintre de formation, il devient un pionnier de ce tout jeune art qu’est la photographie pendant l’ère victorienne, se faisant notamment connaitre par une photocomposition aux dimensions remarquables pour l’époque, The Two Ways of Life.

Après la découverte d’une de ses photographies dans une exposition, j’ai entamé des recherches sur l’artiste, sur lequel une très courte bibliographie existait — en 2017 —, avec deux livres seulement. J’ai parcouru les journaux de l’époque, les périodiques consacrés à la photographie et divers ouvrages pour réunir un maximum d’informations sur sa carrière et son œuvre.

En septembre 2018 a été publié Oscar G. Rejlander, artiste photographe (5 Continents Éditions), cosigné par plusieurs spécialistes et universitaires. Ce beaux-livre de qualité a un peu contrarié mon projet, mais je l’ai néanmoins terminé, considérant qu’il apportait une autre approche de Rejlander.

J’ai nommé cette biographie de Rejlander Des pinceaux de lumière, d’après une expression qu’il avait lui-même utilisée, qui représente assez bien son approche de la photographie, à la fois influencée et opposée à la peinture.

Après des efforts infructueux pour trouver un éditeur à l’ouvrage, je me suis chargé d’en faire un livre numérique. Il est possible d’en découvrir un extrait à cette adresse.

Le livre est disponible au format numérique à la Fnac ou chez Kobo.

En février 2024, dix exemplaires ont été imprimés par Espace Repro, à Nantes.